Dopage : l’athlète Quentin Bigot suspendu quatre ans dont deux ferme

Le lanceur de marteau français Quentin Bigot, lors des JO-2012, le 3 août à Londres.

Le lanceur de marteau français Quentin Bigot, lors des JO-2012, le 3 août à Londres. | 

 
 
Le couperet est tombé. Contrôlé positif à un stéroïde anabolisant en juin, Quentin Bigot a été suspendu quatre ans, dont deux avec sursis, par la commission de discipline de la française
 

La sanction, annoncée jeudi par le de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) Bernard Amsalem, est à la hauteur de l’émoi suscité au niveau fédéral.

«Les faits sont extrêmement graves et choquants. Avec le DTN (Ghani Yalouz), on a ressenti une sorte de trahison. A la Fédération, cela a produit un trouble et une énorme déception», a commenté Bernard Amsalem.

Le lanceur de marteau de 21 ans, ne fera pas appel. «C’était un moment de faiblesse, avoue-t-il. J’avais cette blessure aux ischios qui m’embêtait depuis deux mois, et la saison commençait à m’échapper. Je n’ai trouvé que cette solution pour cicatriser plus vite. Mais je ne me cherche pas d’excuse, j’assume les conséquences de mes actes.»

La perd sa médaille de bronze

Avec ce contrôle positif, la France perd sa médaille de bronze au Championnat d’Europe par équipes.

«Je ne m’excuserai jamais assez auprès de mes collègues de l’équipe de France. Je vais d’ailleurs leur envoyer une lettre personnelle», explique Bigot, qui a décidé de s’engager dans la lutte contre le dopage : «Je veux que mon expérience serve aux autres jeunes athlètes. Je me battrai contre le dopage.»

En Allemagne, le Lorrain avait terminé deuxième de sa discipline avec un lancer à 76,15 mètres. Or, c’est précisément la veille de ce résultat qu’il avait été contrôlé positif à un produit de la catégorie des stéroïdes anabolisants. Le faux-pas de Bigot, qui n’a pas demandé la contre-expertise, coûtera vraisemblablement à l’équipe de France sa place sur le podium en Allemagne.

L’entraîneur Raphaël Piolanti mis en examen

Le manageur national des lancers à la Fédération française, Raphaël Piolanti, a également été mis en examen après avoir passé quarante-huit heures en garde à vue à Metz. Il est soupçonné d’avoir contribué au dopage de plusieurs sportifs, parmi lesquels Quentin Bigot. Niant les faits, l’entraîneur de 46 ans, a accusé ses athlètes de vouloir lui faire porter la responsabilité de leurs propres erreurs, selon le procureur adjoint de Metz, Gilles Bourdier. Deux autres lanceurs entraînés à Amnéville par Piolanti, ainsi que deux autres sportifs de son entourage, ont été entendus et perquisitionnés par des gendarmes spécialisés dans la lutte antidopage ces derniers jours. Leurs auditions «tendent globalement à confirmer qu’il y a un problème autour de M. Piolanti», selon Gilles Bourdier. La mise en examen du manageur des lancers est un coup dur pour la FFA. Raphaël Piolanti avait été élu meilleur entraîneur de l’athlétisme français en 2013.

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